Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a affirmé cette semaine que les exportations de pétrole du Moyen-Orient avaient rebondi à 15 millions de barils par jour (bpd), dépassant les moyennes d'avant-guerre de 20 millions de bpd. Cependant, des services de suivi des navires et des analystes de matières premières contestent ce chiffre, estimant que les flux réels se situent entre 9 millions bpd et 12 millions bpd, selon diverses sources. Les analystes ont noté que le suivi des expéditions de pétrole à travers le détroit d'Hormuz est devenu de plus en plus difficile en raison des opérations clandestines des navires-citernes.
Détails clés
Malgré le conflit en cours avec l'Iran, les producteurs du Moyen-Orient parviennent apparemment à transporter des volumes significatifs de pétrole brut hors du Golfe Persique. Cette activité est cruciale pour maintenir les prix mondiaux du pétrole, qui sont restés relativement stables entre 80 et 90 $ le baril, bien en dessous des niveaux de 150 $ le baril que certains analystes avaient prédit au début du conflit. La nature secrète de ces expéditions, souvent qualifiées d'opérations 'sombres', a permis aux producteurs de réduire les chocs d'approvisionnement potentiels, bien que la situation demeure précaire en raison des menaces continues pesant sur le transport maritime.
Contexte
Wright a déclaré que le Département américain de l'Énergie possède les données les plus précises concernant les flux de pétrole, suggérant que les services de suivi privés pourraient sous-estimer le volume de pétrole quittant la région. Il a souligné que de nombreux navires opèrent clandestinement pour éviter d'être détectés, compliquant les efforts pour obtenir des chiffres précis. Cependant, des analystes comme Matt Smith de Kpler ont exprimé des doutes quant aux affirmations officielles, notant que leurs données ne soutiennent pas de telles estimations élevées des exportations de pétrole.
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La divergence dans les flux de pétrole rapportés pourrait influencer les prix du brut Brent, qui se stabilisent actuellement en raison des craintes d'inflation. Si les exportations réelles se rapprochent des estimations les plus basses, cela pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix. Les investisseurs surveilleront de près les mises à jour sur le trafic des pétroliers et tout changement dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran qui pourrait impacter la dynamique de l'offre.
À surveiller : …
D’après les informations de : oilprice.com, livemint.com