Volkswagen a annoncé son intention de réduire 100 000 emplois d'ici la fin de la décennie. Cette décision fait partie d'un vaste effort de restructuration. Le conseil de surveillance de l'entreprise a approuvé ce plan jeudi. Il inclut une réduction de 50 000 postes supplémentaires, au-delà des 50 000 suppressions déjà convenues. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du "Plan Futur 2030" de Volkswagen, qui est le programme de transformation le plus ambitieux de son histoire.
Détails clés
Les suppressions de postes toucheront les fonctions de direction. Elles s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à rationaliser les opérations. Cela intervient alors que la concurrence des constructeurs automobiles chinois à bas coûts augmente et que les droits de douane américains ont un impact. Volkswagen vise à réduire de moitié son portefeuille de modèles d'ici 2035. L'entreprise prévoit également de diminuer la complexité de son offre de véhicules d'environ 75 %. Elle a déclaré qu'elle comptait vendre environ 9 millions de véhicules par an. L'objectif est d'atteindre une marge opérationnelle de 9 % d'ici 2030.
Les usines européennes de Volkswagen ont actuellement une capacité de production de plus de 500 000 véhicules au-delà de la demande actuelle. Cela soulève des incertitudes concernant les plans de production dans quatre usines allemandes : Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm. L'entreprise envisage des utilisations alternatives pour ces installations. Le directeur général Oliver Blume a souligné la nécessité d'aligner les niveaux de personnel sur les réalités économiques. Il a déclaré : « Il est essentiel d'aligner systématiquement les niveaux de personnel sur les réalités économiques. »
Contexte
Les suppressions de postes représentent environ 15 % de l'effectif de Volkswagen. Cet effectif dépasse 650 000 employés dans ses différentes marques, notamment Audi, Porsche et Lamborghini. Cette restructuration devrait être la plus importante de l'industrie automobile mondiale.
Les suppressions d'emplois pourraient entraîner une réduction des coûts opérationnels pour Volkswagen. Cela pourrait affecter sa rentabilité et potentiellement impacter les chaînes d'approvisionnement automobile. Les investisseurs pourraient réévaluer les actions de l'entreprise face à ces développements. Cela est particulièrement vrai compte tenu des défis persistants dans le secteur automobile. À surveiller : les détails concernant la mise en œuvre de ces suppressions et la stratégie de production de l'entreprise dans les mois à venir.
Pour plus d'informations sur les suppressions d'emplois dans l'industrie, consultez Volkswagen Faces Job Cuts Amid Critical Business Challenges et KPMG Australia Cuts 400 Jobs Amid Scandal and Weak Demand.
Pour en savoir plus, visitez Business Insider et The Guardian.