Huw Pill, économiste en chef de la Banque d'Angleterre, a mis en garde contre une approche passive des taux d'intérêt en raison du conflit en Iran. Il a déclaré qu'une telle stratégie pourrait entraîner une nouvelle vague d'inflation difficile à maîtriser pour la banque centrale. Pill a souligné que, bien que l'impact de la guerre en Iran puisse ne pas être aussi sévère que les effets initiaux de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Banque d'Angleterre doit agir de manière décisive pour faire face aux risques d'inflation.
Détails clés
Pill a formulé ces commentaires lors d'une réunion avec des dirigeants d'entreprise en Écosse. Il a averti qu'une approche de 'wait-and-see' pourrait créer un 'biais de statu quo' dans la fixation du taux directeur, ce qui pourrait aggraver les pressions inflationnistes. Il a exhorté le Comité de politique monétaire (MPC) à prendre des mesures claires et rapides lors de sa prochaine réunion du 17 septembre. En juillet, Pill était l'un des trois membres du MPC à avoir voté pour une augmentation de 25 points de base en raison des préoccupations liées à l'inflation et au conflit dans le Golfe.
Le MPC a décidé de maintenir le taux d'intérêt à 3,75 % lors de la cinquième réunion consécutive. Dans le compte rendu de cette réunion, Pill a mis en garde contre un 'spirale insidieuse' des salaires et des prix qui pourrait se former si les taux restent inchangés trop longtemps. Il a noté que, bien que les augmentations de prix puissent être lentes, elles pourraient devenir persistantes, entraînant de plus grands défis inflationnistes à l'avenir.
Contexte
Les commentaires de Pill montrent une inquiétude croissante concernant l'inflation alors que les prix de l'énergie augmentent en raison des tensions géopolitiques. La Banque d'Angleterre est sous pression pour répondre efficacement à ces changements afin de stabiliser l'économie et de gérer les attentes inflationnistes.
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La hausse des prix de l'énergie pourrait accroître les attentes inflationnistes, touchant des secteurs sensibles aux taux d'intérêt, comme l'immobilier et les biens de consommation. Les investisseurs suivront de près la décision de la Banque d'Angleterre le 17 septembre, car elle pourrait indiquer de futurs changements de politique monétaire.
D’après les informations de : cityam.com