L'économie japonaise a enregistré une croissance de 0,3 % au deuxième trimestre 2026, selon les données publiées par le Cabinet du Japon lundi. Cette croissance marque le troisième trimestre consécutif d'expansion, mais reste en deçà des prévisions de 0,5 % des analystes, ainsi que de la croissance de 0,5 % du trimestre précédent. Sur une base annualisée, le PIB a augmenté de 1,1 %, ce qui est nettement inférieur à la croissance attendue de 1,67 % d'après une enquête menée par le Japan Center for Economic Research.
Consommation et investissements
La consommation privée est restée stable en termes réels, tandis que les dépenses d'investissement ont chuté de 1,2 % sur une base non annualisée, une baisse plus marquée que la révision à la baisse de 1 % du trimestre précédent. La performance des investissements en capital n'a pas répondu aux attentes, qui prévoyaient une augmentation de 0,5 %. Keiji Kanda, économiste en chef au Daiwa Institute of Research, a souligné que les chiffres de consommation faibles reflètent une réticence des consommateurs à dépenser face à la hausse des coûts de la vie. La baisse de la consommation de biens non durables a été plus importante que prévu, indiquant une préoccupation plus large pour la demande intérieure.
Perspectives économiques
Le ralentissement de la croissance s'accompagne d'une hausse des coûts de l'énergie liée au conflit en cours au Moyen-Orient, qui a affecté les prix des combustibles et perturbé les chaînes d'approvisionnement. Norihiro Yamaguchi, économiste principal pour le Japon chez Oxford Economics, a exprimé des inquiétudes quant à la croissance stagnante au second semestre 2026, car les entreprises sont susceptibles de répercuter l'augmentation des coûts énergétiques sur les consommateurs. Il a déclaré : « Bien que les exportations de biens liés à l'IA continuent de rester robustes à court terme, les activités économiques mondiales non liées à l'IA stagnantes limiteront les gains globaux des exportations. »
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La croissance du PIB plus lente que prévu pourrait compliquer les décisions de politique monétaire de la Banque du Japon concernant les taux d'intérêt, notamment en ce qui concerne le calendrier des éventuelles hausses de taux. Les investisseurs sont susceptibles de surveiller de près les secteurs sensibles aux dépenses des consommateurs et aux prix de l'énergie. À surveiller : les prochaines publications de données économiques qui pourraient fournir des indications supplémentaires sur le comportement des consommateurs et les tendances des investissements en capital.
D’après les informations de : aljazeera.com, businesstimes.com.sg