Le Congrès des syndicats (TUC) exhorte le chancelier John Healey à lancer une révision complète de l'Office for Budget Responsibility (OBR), arguant que sa méthodologie actuelle freine la croissance économique. Cet appel intervient alors qu'Healey se prépare pour son premier budget le 28 octobre 2023. Le syndicat soutient que les hypothèses de l'OBR, notamment en ce qui concerne l'investissement public, sont obsolètes et nuisibles à la planification économique à long terme.
Critique du TUC sur l'OBR
Selon le TUC, l'approche de l'OBR suppose que l'investissement public écarte le capital privé, une affirmation contestée par plusieurs économistes. Paul Nowak, secrétaire général du TUC, a déclaré : « Depuis trop longtemps, l'OBR est un fardeau empêchant une bonne croissance à travers le pays. » Il a souligné la nécessité d'une révision pour aligner les évaluations de l'OBR sur les réalités économiques modernes, s'éloignant de ce qu'il a qualifié de « logique autodestructrice de l'austérité. »
Les préoccupations du TUC résonnent avec d'autres groupes, y compris la New Economics Foundation et le think tank Progress, qui ont également appelé à une réévaluation du rôle de l'OBR. Louisa Dollimore de la Good Growth Foundation a caractérisé l'OBR comme « un conducteur passager avec des cartes obsolètes », suggérant que son cadre actuel entrave les investissements nécessaires durant une période critique pour l'économie britannique.
Nouvelle direction à l'OBR
L'OBR a récemment nommé Jonathan Haskel, ancien membre du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, comme nouveau président. Haskel, qui a pris ses fonctions après la démission de Richard Hughes, est chargé de superviser une nouvelle prévision économique qui informera le budget à venir. Il a exprimé une perspective plus prudente, prédisant « des taux d'intérêt légèrement plus élevés et une croissance du PIB plus faible que ce que la plupart attendent », selon des déclarations faites aux députés lors de la commission des Trésors.
L'appel du TUC à une révision de l'OBR pourrait influencer le sentiment des investisseurs concernant les obligations d'État britanniques et les prévisions économiques, en particulier si cela entraîne des changements dans la politique fiscale. Des taux d'intérêt plus élevés et des révisions potentielles des attentes de croissance du PIB pourraient affecter la dynamique du marché dans les mois à venir. Les investisseurs suivront de près l'annonce du budget du 28 octobre et les éventuels changements proposés au cadre de l'OBR. À surveiller : …
D’après les informations de : theguardian.com