Le Pakistan a condamné les récentes attaques de la milice houthie, soutenue par l'Iran, contre des pétroliers saoudiens dans la mer Rouge, suscitant des inquiétudes quant à une possible escalade du conflit dans la région. Le ministère des Affaires étrangères pakistanais a publié un communiqué avertissant que toute menace à ses intérêts maritimes pourrait entraîner un « usage légitime de la force ».
Détails clés
Le Pakistan entretient une relation commerciale et sécuritaire solide avec l'Arabie saoudite, avec de nombreux navires battant pavillon pakistanais opérant régulièrement dans les ports saoudiens. Suite aux frappes de missiles des Houthis sur le sud de l'Arabie saoudite, le Pakistan a réaffirmé son engagement envers un accord de défense mutuelle signé avec l'Arabie saoudite en septembre 2022, qui inclut une clause de « sécurité collective ». Cette clause stipule qu'une attaque contre un pays est considérée comme une attaque contre les deux.
Contexte
Farea Al-Muslimi, expert du Yémen au Chatham House, a noté que des troupes pakistanaises seraient présentes au Yémen pour soutenir les opérations saoudiennes, bien qu'un responsable pakistanais ait démenti cette affirmation. La complexité de la politique étrangère du Pakistan se manifeste par ses liens avec l'Arabie saoudite et l'Iran, le pays ayant agi comme médiateur entre Téhéran et Washington. Si les attaques houthis s'intensifient, l'Arabie saoudite pourrait demander une assistance militaire au Pakistan, compte tenu de leur partenariat défensif étroit.
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La situation pourrait influencer les prix du pétrole, en particulier si les routes maritimes en mer Rouge deviennent menacées, entraînant des perturbations d'approvisionnement. Les investisseurs sont susceptibles de suivre de près l'évolution de la situation à mesure que les tensions augmentent.
À surveiller : les déclarations supplémentaires du gouvernement pakistanais concernant sa position militaire et d'éventuelles demandes d'assistance de l'Arabie saoudite.