Reform UK a contacté des détenteurs majeurs d'obligations d'État alors que la hausse des coûts d'emprunt menace les finances publiques britanniques. Robert Jenrick, porte-parole du parti pour le Trésor, a annoncé jeudi avoir écrit aux principaux traders de banques telles que Barclays et Goldman Sachs. Il souhaite discuter des plans visant à réduire l'emprunt et à améliorer la discipline budgétaire. Jenrick a souligné que le prochain gouvernement doit contrôler l'emprunt et réduire l'inflation pour restaurer la confiance dans l'économie.
Détails clés
Dans sa lettre, Jenrick a déclaré : « Pour restaurer la confiance, le prochain gouvernement doit maîtriser l'emprunt et dompter l'inflation. Cela fera baisser les taux d'intérêt et relancera l'économie. » Il a suggéré que l'atteinte de ces objectifs nécessiterait une discipline budgétaire et des réformes du côté de l'offre. Des institutions majeures comme Citi et JP Morgan ont confirmé avoir reçu la lettre.
Lors de la conférence Reform, Jenrick a partagé un plan de coupes significatives dans les dépenses publiques. Il a proposé de réduire les dépenses de 80 milliards de livres, principalement par le biais de réformes des prestations sociales. Il a noté que ces coupes pourraient permettre au gouvernement britannique d'économiser environ 30 milliards de livres par an en paiements d'intérêts sur la dette. Le Royaume-Uni devrait dépenser plus de 110 milliards de livres cette année pour le service de sa dette. Les prévisions suggèrent que ces dépenses pourraient dépasser le budget de l'éducation dans les années à venir.
Contexte
Les rendements des obligations d'État à moyen terme ont légèrement baissé jeudi après avoir atteint des sommets proches de deux décennies. Les analystes ont lié cette baisse aux préoccupations croissantes concernant la santé financière du Royaume-Uni et les risques d'inflation. Les analystes de la City ont noté qu'au moins 6 milliards de livres seraient retranchés de la marge budgétaire, suscitant des inquiétudes quant à l'avenir du secteur des services financiers.
Les discussions en cours et le resserrement fiscal proposé pourraient affecter les rendements des obligations d'État britanniques et les coûts d'emprunt. Les investisseurs pourraient réagir à la possibilité de taux d'intérêt plus bas si le gouvernement réussit à mettre en œuvre des coupes budgétaires. À surveiller : les prochaines annonces du parti Reform UK concernant leur stratégie fiscale dans les semaines à venir.
D’après les informations de : cityam.com