Les prix du pétrole brut ont diminué jeudi, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient. Le Brent se négociait à 89,46 $ le baril et le West Texas Intermediate à 83,54 $, tous deux en baisse d'environ 1 % par rapport à la séance précédente. Des rapports ont indiqué que, malgré les actions militaires en cours, les pétroliers continuaient de naviguer dans le détroit de Bab el-Mandeb, bien que le trafic dans le plus critique détroit d'Hormuz ait chuté de manière significative.
Baisse du trafic maritime
Lloyd’s List Intelligence a rapporté que le nombre de transits de navires dans le détroit de Hormuz est tombé à seulement 39 entre le 20 et le 26 juillet, contre 82 la semaine précédente. Cela représente une forte baisse par rapport aux moyennes pré-conflit de près de 140 navires par jour. L'entreprise a décrit la situation sécuritaire actuelle comme ayant ramené le trafic à des niveaux « aussi bas que pendant les crises ». Les analystes ont noté que la réduction du trafic pourrait aggraver les problèmes de chaîne d'approvisionnement et augmenter les prix des carburants et des denrées alimentaires.
Escalade militaire
Le Commandement central des États-Unis a confirmé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, les qualifiant de réponse à des tentatives d'attaques contre les forces américaines dans la région. En représailles, l'Iran a lancé des missiles sur des troupes américaines stationnées en Jordanie. De plus, un tanker de stockage de gaz appartenant aux États-Unis en Égypte a été frappé par un drone, soulignant les risques croissants pour la sécurité maritime dans la région. Les stratégistes des matières premières d'ING ont averti que la cible des infrastructures pétrolières saoudiennes augmente le risque de perturbations prolongées de l'approvisionnement, en particulier pour les produits pétroliers intermédiaires.
Les prix du pétrole devraient rester volatils en raison des actions militaires en cours et de la chute significative du trafic maritime dans le détroit d'Hormuz. Cette situation pourrait entraîner une hausse des prix des carburants et des coûts accrus pour les consommateurs. À surveiller : les mises à jour sur les engagements militaires et le trafic maritime alors que les tensions continuent d'évoluer dans la région. Les investisseurs seront également attentifs à d'éventuelles négociations entre les États-Unis et l'Iran suite aux récentes hostilités.