Les États-Unis et le Japon coordonnent une intervention sur le

Les États-Unis et le Japon ont confirmé la semaine dernière une intervention coordonnée pour stabiliser le yen, qui avait chuté à un niveau record en quatre décennies. Il s'agit de la première action conjointe depuis 2011, lorsque les deux pays avaient agi suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont frappé le Japon. L'intervention visait à contrer ce que le ministère des Finances japonais a décrit comme une

volatilité excessive et des mouvements désordonnés

dans la monnaie.

Détails clés

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que les deux nations étaient prêtes à mener d'autres interventions conjointes si nécessaire. Il a souligné l'importance de soutenir les mesures monétaires du Japon pour remédier à la sous-évaluation substantielle du yen. La faiblesse du yen est attribuée aux taux d'intérêt plus bas du Japon par rapport à d'autres grandes économies, le taux de la Banque du Japon étant fixé à 1 % en juin, tandis que le taux directeur de la Réserve fédérale des États-Unis se situe entre 3,50 % et 3,75 %.

Contexte

L'intervention intervient alors que des inquiétudes grandissent quant au fait qu'une poursuite de la baisse du yen pourrait impacter les marchés mondiaux, notamment en augmentant les coûts d'emprunt pour les États-Unis. Le dollar a initialement chuté de 0,2 % à 157,07 yens après les commentaires du président Donald Trump sur l'intervention, mais a ensuite rebondi à 157,70 yens. Les analystes ont noté que le vieillissement de la population japonaise et la dépendance aux importations d'énergie libellées en dollars américains contribuent à la faiblesse de la monnaie.

Market Impact

L'intervention coordonnée devrait influencer les marchés des devises, en particulier le taux de change USD/JPY. Un yen stabilisé pourrait atténuer les pressions sur les obligations d'État japonaises et aider à prévenir de nouvelles hausses des coûts d'emprunt pour les États-Unis. À surveiller : les annonces futures du Trésor américain et du ministère des Finances japonais concernant d'éventuelles interventions supplémentaires ou des changements de politique.

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