Le gouvernement britannique a signalé un déficit plus important que prévu de 1,8 milliard £ en juillet, selon l'Office for National Statistics (ONS). Ce montant est supérieur de 700 millions £ par rapport à l'année précédente et contredit les prévisions des économistes d'un budget équilibré pour ce mois. Ce déficit met en lumière les défis fiscaux alors que le chancelier John Healey se prépare pour son premier budget, prévu pour le 28 octobre.
Détails clés
Malgré des recettes fiscales record de 17,1 milliards £ en juillet, les dépenses ont augmenté plus rapidement que les revenus. Cela est principalement dû à une hausse des paiements sociaux. Les prestations sociales ont augmenté de 2 milliards £ par rapport à l'année dernière. Le déficit total pour les quatre premiers mois de l'exercice fiscal a atteint 56,7 milliards £, soit 2,3 milliards £ de plus que les prévisions de l'Office for Budget Responsibility (OBR).
Healey a déclaré : « Nous réduisons le déficit plus rapidement que toute autre économie du G7 tout en offrant aux gens un peu d'espace face aux pressions sur le coût de la vie. » Il a également souligné la nécessité d'une forte discipline fiscale dans les décisions budgétaires à venir. Le gouvernement prévoit de financer toutes ses dépenses courantes par les recettes fiscales d'ici la fin de la décennie. Cet engagement a été hérité de son prédécesseur, Rachel Reeves.
Contexte
L'ONS a noté que la dette publique totale s'élève désormais à 2,98 trillions £, soit 94 % du PIB. Cela représente une augmentation de 96 milliards £ par rapport à l'année précédente. La hausse des rendements obligataires, désormais supérieurs à 5 %, devrait accroître les coûts de service de la dette. Cela exerce une pression supplémentaire sur les finances publiques. Les analystes avertissent que le gouvernement pourrait avoir du mal à atteindre ses objectifs fiscaux dans un contexte d'inflation élevée et de croissance économique plus lente.
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Le déficit croissant et l'augmentation des rendements obligataires pourraient exercer une pression sur les obligations gouvernementales britanniques et sur la livre sterling. Les investisseurs pourraient réévaluer la durabilité fiscale. Des coûts d'emprunt plus élevés pourraient entraîner une hausse des taux d'intérêt, affectant la consommation et l'investissement des entreprises. À surveiller : le prochain annonce budgétaire du 28 octobre, qui précisera la stratégie fiscale du gouvernement face à ces défis.
D’après les informations de : bbc.co.uk, theguardian.com