Le déficit commercial du Japon a atteint un niveau record de 2,81 trillions de yens (17,8 milliards $) pour le premier semestre de l'année fiscale, selon les données gouvernementales publiées mercredi. Ce déficit a presque doublé par rapport à la même période l'année dernière. L'augmentation est principalement due à la hausse des prix des importations de pétrole, dans le contexte de la crise en Iran. Le ministère des Finances a rapporté que les exportations japonaises ont augmenté de 18,4 % d'une année sur l'autre, atteignant 63,5 trillions de yens. Pendant ce temps, les importations ont bondi de 20,4 % pour atteindre 66,3 trillions de yens, des niveaux record pour le pays.
Détails clés
La hausse des prix du pétrole a fortement impacté divers secteurs, y compris le transport maritime et les produits en plastique. Les prix du brut Brent ont grimpé, passant de 70 $ le baril en février à environ 110 $ le baril. Cette augmentation reflète les perturbations des routes d'approvisionnement à travers le détroit d'Ormuz, un passage clé pour les importations de pétrole du Japon. Le volume des importations de pétrole a chuté de 21,2 %, mais la valeur a augmenté de 26,3 %. De même, les volumes d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) ont diminué de 8,4 %, tandis que la valeur a progressé de 13,5 %.
Contexte
La forte dépendance du Japon à l'égard du pétrole du Moyen-Orient, qui représentait plus de 90 % de ses importations avant la crise, a poussé le pays à rechercher des sources alternatives. Le gouvernement japonais a également commencé à mettre en place des mesures pour améliorer la sécurité énergétique. Cela inclut la libération de pétrole brut des réserves stratégiques dans le cadre d'un effort coordonné avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Récemment, trois projets de loi ont été approuvés pour soutenir la diversification des approvisionnements en pétrole et aider les importateurs confrontés à des coûts d'expédition élevés.
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L'augmentation du déficit commercial et des coûts énergétiques devrait affecter le yen japonais et pourrait entraîner une inflation accrue, impactant les prix à la consommation. Un yen plus faible par rapport au dollar, se négociant autour de 150 yens, augmente également les coûts d'importation. Les investisseurs surveilleront la prochaine réunion de politique monétaire de la Banque du Japon. De nouveaux ajustements des taux d'intérêt pourraient être discutés pour répondre aux préoccupations inflationnistes. À surveiller : …
D’après les informations de : fortune.com, oilprice.com