L'économie de la zone euro a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre, dépassant les attentes de 0,2 %, grâce à des investissements soutenus dans l'intelligence artificielle (IA) et aux dépenses publiques, selon les données publiées par Eurostat jeudi. La croissance annuelle a accéléré à 1,0 %, surpassant les prévisions de 0,5 %. Malgré cette croissance, les économistes mettent en garde contre un taux de croissance annuel qui pourrait rester en dessous de 1 % en raison des coûts énergétiques élevés et des tensions géopolitiques, notamment le conflit en cours en Iran.
Détails clés
Aux États-Unis, l'économie devrait également montrer une résilience, avec un taux de croissance du PIB projeté à 2,1 % pour le deuxième trimestre, correspondant au rythme de croissance du trimestre précédent. Le rapport préliminaire du département du Commerce indique que la consommation des ménages et les investissements des entreprises dans l'infrastructure IA ont été des contributeurs clés. Cependant, les économistes avertissent des risques potentiels pour la croissance dans la seconde moitié de l'année en raison du conflit au Moyen-Orient. James Knightley, économiste en chef international chez ING, a noté que l'économie américaine a été relativement isolée de ces pressions externes.
Contexte
Alors que le taux de chômage de la zone euro est resté stable à 6,3 % en juin, défiant les attentes d'une baisse, le secteur de la consommation aux États-Unis demeure solide, soutenu par des remboursements d'impôts accrus et des investissements technologiques continus. Une enquête de Reuters auprès des économistes indique une fourchette d'estimations de croissance pour le PIB américain, allant de 0,8 % à 2,9 %, reflétant l'incertitude dans les dynamiques commerciales et d'inventaire.
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Les indicateurs économiques positifs de la zone euro et des États-Unis pourraient renforcer le sentiment des investisseurs sur les marchés boursiers, notamment dans les secteurs liés à la technologie et aux biens de consommation. Des prévisions de croissance plus élevées pourraient entraîner des attentes accrues concernant les ajustements des taux d'intérêt par les banques centrales, en particulier la Réserve fédérale, qui devrait relever ses taux dès septembre pour lutter contre l'inflation. À surveiller : la prochaine réunion de la Réserve fédérale, où les décisions sur les taux d'intérêt seront étroitement suivies.