Les Islandais votent ce samedi pour décider s'ils doivent rouvrir les discussions sur l'adhésion à l'Union européenne. Ce référendum intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, notamment en raison de la guerre en Ukraine et des inquiétudes concernant la politique étrangère des États-Unis. Les sondages montrent une course serrée, un sondage Gallup publié vendredi indiquant une légère majorité contre la reprise des négociations. D'autres enquêtes, cependant, suggèrent un léger avantage pour ceux qui soutiennent l'initiative.
Inquiétudes des électeurs
La question posée aux électeurs est claire : l'Islande doit-elle redémarrer les négociations d'adhésion avec l'UE ? Le débat porte sur des enjeux tels que le coût de la vie, la sécurité nationale et le contrôle des eaux de pêche. L'ancienne Première ministre Katrin Jakobsdottir a pris la parole lors d'un événement de la campagne contre. Elle a souligné l'importance de la souveraineté, déclarant : « Je pense que l'Islande est mieux en dehors de l'UE. » En revanche, la ministre des Affaires étrangères Thorgerdur Gunnarsdottir soutient la campagne en faveur. Elle a fait valoir que l'Islande doit réfléchir à sa position dans un monde où les arrangements de sécurité traditionnels sont menacés.
Contexte historique
L'Islande a d'abord demandé à rejoindre l'UE en 2009, durant une crise financière qui a durement frappé son économie. Cependant, les discussions ont été interrompues en 2013 lorsqu'un gouvernement eurosceptique a pris le pouvoir. Le gouvernement actuel, de gauche, élu en 2024, avait prévu de tenir le vote l'année prochaine. Il a avancé la date en raison des préoccupations géopolitiques croissantes.
L'Islande n'est pas membre de l'UE mais est étroitement liée au bloc à travers l'Espace économique européen (EEE) et l'espace Schengen. Environ 265 000 des 400 000 résidents de l'Islande peuvent voter lors de ce référendum.
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Le résultat du référendum pourrait influencer le sentiment des investisseurs sur la stabilité économique de l'Islande et ses liens avec l'UE. Une décision de reprendre les négociations pourrait stimuler les investissements étrangers, tandis qu'un rejet pourrait accroître les inquiétudes concernant l'indépendance économique de l'Islande.
À surveiller : les résultats du référendum, qui seront annoncés plus tard dans la journée.
D’après les informations de : irishtimes.com, dw.com