Le trafic pétrolier à travers le détroit d'Hormuz a atteint en moyenne entre 8 et 9 millions de barils par jour, selon le Département de l'énergie des États-Unis. Cette hausse fait suite à des tensions accrues avec l'Iran, qui a vu cette voie maritime pratiquement fermée depuis février en raison de conflits militaires persistants. Au deuxième trimestre 2025, seulement 4,9 millions de barils par jour ont été signalés comme ayant traversé le détroit, une chute significative par rapport aux 21,6 millions de barils du dernier trimestre 2025, comme l'indique OilPrice.com.
Détails clés
Pour atténuer les risques liés aux attaques de drones iraniennes, les producteurs de pétrole d'Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar et des Émirats Arabes Unis ont adopté une nouvelle stratégie impliquant des transits « sombres ». Cette tactique consiste à éteindre les transpondeurs des pétroliers pendant qu'ils sont escortés par l'armée américaine à travers le détroit. Un de ces navires, le Kiku, a réussi à effectuer cette manœuvre le 1er août après avoir disparu des systèmes de suivi pendant plusieurs heures.
Contexte
Le changement dans les routes de transport de pétrole a également entraîné une augmentation de l'activité à d'autres points de passage. Le détroit de Bab el-Mandeb, par exemple, a vu les volumes de brut doubler alors que le pétrole est détourné du Golfe. Les Houthis, un groupe au Yémen, ont déclaré un blocus maritime contre l'Arabie Saoudite en juillet, compliquant encore le paysage maritime de la région. Ce blocus a suscité des inquiétudes concernant des interruptions d'approvisionnement, comme l'indique OilPrice.com.
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L'augmentation du trafic pétrolier à travers Hormuz devrait influencer les prix mondiaux du pétrole, en particulier ceux du Brent et du WTI, qui se négociaient autour de 91,62 $ et 85,56 $, respectivement. L'augmentation des risques de transport et des coûts de détournement pourrait entraîner des coûts d'entrée plus élevés pour les producteurs de pétrole. Les investisseurs surveilleront de près les développements concernant les activités militaires iraniennes et tout changement dans la présence navale américaine dans la région. À surveiller : …
D’après les informations de : oilprice.com, cnn.com