Les exportations maritimes de pétrole brut russe ont chuté à leur niveau le plus bas depuis mai, atteignant en moyenne 3,25 millions de barils par jour (bpd) la semaine dernière, contre 3,5 millions de bpd la semaine précédente, selon des données de suivi des navires compilées par Bloomberg. Cette baisse est attribuée à une combinaison de la reprise des activités des raffineries et des perturbations causées par des attaques de drones ukrainiens sur des ports clés.
Détails clés
Les opérations de raffinage en Russie ont été signalées à 3,6 millions de bpd en juillet, soit plus de 30 % en dessous de la moyenne saisonnière, alors que le pays fait face à un déséquilibre domestique en matière de carburant. Cette situation a poussé la Russie à importer du carburant en provenance d'Inde, avec une cargaison de 42 000 tonnes d'essence arrivée plus tôt ce mois-ci du raffinerie de Vadinar de Nayara Energy. Sumit Ritolia, analyste principal chez Kpler, a souligné que cette cargaison met en évidence la gravité de la pénurie de pétrole domestique et l'impact de la réduction des activités de raffinage sur les flux commerciaux de produits en Russie.
Contexte
Malgré une production de pétrole brut et de condensats augmentant d'environ 100 000 bpd en juillet, les attaques en cours ont contraint davantage de brut à être traité sur le marché intérieur plutôt qu'à être exporté. En conséquence, les flux maritimes depuis le début de l'année s'établissent en moyenne à 3,62 millions de bpd, soit environ 280 000 bpd de plus que la moyenne de l'année dernière. Cependant, des défis logistiques persistent, notamment une disponibilité limitée des pétroliers et des contraintes de capacité portuaire, en particulier dans la région de la mer Noire.
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La baisse des exportations de pétrole brut russe devrait resserrer l'offre mondiale de pétrole, affectant les prix et pouvant entraîner des coûts d'entrée plus élevés pour les raffineurs. À surveiller : les développements futurs liés aux attaques ukrainiennes et leur impact sur les opérations de raffinage et les capacités d'exportation russes.
D’après les informations de : oilprice.com