La Réserve fédérale américaine devrait maintenir son taux directeur inchangé lors de sa réunion de cette semaine : les derniers indicateurs économiques traduisent une relative stabilité, malgré la montée des tensions au Moyen-Orient. Le Comité de politique monétaire (FOMC) se réunit mardi et mercredi, et sa décision est attendue mercredi après-midi.
Les points clés
Selon Seeking Alpha, la Fed ne devrait pas relever ses taux cette semaine, les analystes citant le repli d’environ 10 % des prix du pétrole comme facteur déterminant. Ce recul est perçu comme un facteur désinflationniste, ce qui conforte l’hypothèse d’une politique monétaire inchangée jusqu’à la fin de l’année. La baisse des cours du brut pourrait contribuer à alléger les pressions inflationnistes, l’une des principales préoccupations de la banque centrale.
Contexte
De son côté, American Banker souligne que si les indicateurs suivis par la Fed — inflation et chômage — plaident pour un statu quo, le marché obligataire intègre déjà une inflation plus élevée en raison des incertitudes géopolitiques. Derek Tang, directeur général de Monetary Policy Analytics, estime que le président de la Fed, Kevin Warsh, devra clarifier l’approche du comité auprès des marchés : « Il fait partie des responsabilités de la Fed de dire au marché ce qu’elle pense, et pas seulement ce qu’elle fait. »
Impact de marché : le maintien des taux pourrait stabiliser le marché obligataire et soutenir les actions, en particulier dans les secteurs sensibles aux variations de taux. Les investisseurs surveilleront de près les valeurs de l’énergie, les fluctuations du pétrole se répercutant directement sur les anticipations d’inflation.
L’annonce de politique monétaire de mercredi précisera la lecture que fait la banque centrale de la conjoncture et des risques géopolitiques.