Les marchés obligataires et boursiers français ont connu de fortes ventes lundi après des manifestations violentes durant le week-end. Les troubles ont inclus des pillages et des affrontements avec la police, entraînant près de 2 400 arrestations et des dégradations de biens publics dans plusieurs villes. Le rendement des obligations d'État françaises à 10 ans a augmenté de huit points de base pour atteindre 4,86 %. Pendant ce temps, le rendement à deux ans a progressé de cinq points de base à 3,6 %. L'écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes s'est élargi à 145 points de base, le plus élevé depuis deux ans. Cela reflète une perception de risque croissante parmi les investisseurs.
Contexte économique
Les manifestations ont été alimentées par la hausse du coût de la vie et la dégradation des services publics, avec des milliers de manifestants impliqués. Le président français Emmanuel Macron a condamné la violence, déclarant : « En voyant ces images, nous nous sommes tous demandé : que se passe-t-il dans leur tête ? » Les analystes ont noté que les troubles compliquent les efforts du gouvernement pour gérer ses finances. Le gouvernement peine à faire adopter un budget pour l'année à venir. Le déficit public projeté devrait s'élargir à 5,4 % du PIB en 2026, contre 5,1 % en 2025. Cela soulève des inquiétudes quant à la notation de crédit de la France avant un examen par Moody's.
Implications sur le marché élargi
Les troubles en France ont également eu un impact sur les marchés en Italie voisine. Le rendement de l'obligation à 10 ans a augmenté de 5,7 points de base pour atteindre 4,53 %. Les investisseurs craignent que la hausse des rendements en France n'affecte d'autres pays de la zone euro fortement endettés. Les analystes de marché de Deutsche Bank et de Capital Economics ont souligné que les manifestations pourraient dissuader les investissements internationaux dans les obligations françaises. Cela pourrait encore alourdir la situation financière du pays.
La hausse des rendements des obligations d'État françaises pourrait exercer une pression sur l'euro. L'euro a baissé de près de 0,4 % par rapport au dollar, atteignant 1,1201 $. Les investisseurs sont susceptibles de réagir aux troubles en cours et à la possibilité d'une dégradation de la note de crédit. Cela augmenterait les inquiétudes concernant la santé financière de la France. À surveiller : l'examen de la note de crédit par Moody's prévu vendredi, qui pourrait influencer davantage le sentiment du marché.
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D’après les informations de : theguardian.com