L'accord de Donald Trump avec Vladimir Poutine pour lever les sanctions sur les importations de diesel russe ne devrait pas entraîner de baisse significative des prix du diesel aux États-Unis, selon les analystes. L'accord, annoncé vendredi, comprend une libération immédiate de 300 000 tonnes de diesel. Cela sera suivi par 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires par la suite. Cependant, les experts estiment que ce volume total est trop faible pour influencer les prix actuels. Les prix du diesel ont augmenté de près de 70 % depuis le début du conflit en Iran, atteignant environ 6,30 $ le gallon, selon l'American Automobile Association.
Détails clés
Les analystes, dont Ashley Kelty de Panmure Liberum, ont souligné que l'expédition initiale est trop petite pour avoir un impact. Il a déclaré : « Ils vont devoir affréter des navires, les charger et transporter la cargaison aux États-Unis », soulignant les défis logistiques qui pourraient retarder l'arrivée du diesel. L'accord a également suscité des critiques de la part des alliés américains, y compris du Royaume-Uni. Le secrétaire à la Défense, Wes Streeting, a exprimé son désaccord, affirmant que l'accent devrait être mis sur l'augmentation de la pression sur la Russie plutôt que sur l'assouplissement des sanctions.
Contexte
L'accord a également suscité des inquiétudes chez le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a averti qu'il pourrait permettre à Moscou de financer ses efforts militaires. En réponse aux critiques, Trump a suggéré que l'Ukraine devrait envisager un nouveau dirigeant capable de négocier la paix avec la Russie. Cependant, Streeting a réaffirmé le soutien du Royaume-Uni à l'Ukraine, déclarant que la responsabilité du conflit actuel incombe aux ambitions de Poutine.
L'accord sur le diesel pourrait entraîner des ajustements limités sur le marché, notamment dans le secteur de l'énergie. Cependant, les analystes s'attendent à ce qu'il ne réduise pas significativement les prix élevés du diesel aux États-Unis. Les investisseurs surveilleront les développements futurs dans les relations entre les États-Unis et la Russie, ainsi que les éventuels changements dans la dynamique du conflit en Ukraine à l'approche des élections de mi-mandat.
D’après les informations de : theguardian.com, bbc.com